• Marie-Claude Déry

Jour 23, le vin

Dernière mise à jour : 11 mars 2021



Je me sens comme quand j’étais petite et que j’allais au camp de jour. Quand la fin approchait, j’étais triste.


Je me suis attachée à vous, tsé!


Pour équilibrer la bière d’hier, parlons donc de VIN !


Après plusieurs petites recherches sur le sujet, j’ai appris vraiment un tas d’informations dont je n’avais absolument aucune idée!


C’est tout un monde, les raisins.


Avant de faire comme hier et de sortir le côté positif de la chose, je crois qu’il faut souligner certains faits qui affectent la qualité de ce que l’on boit.


Je n’avais pas idée à quel point la culture biologique dans ce domaine est un point qui sera non-négociable dans mes prochains achats.


Plusieurs raisons:

  • Les cultures non-biologiques augmentent bien souvent le taux d’alcool volontairement puisque cela crée de la dépendance chez les consommateurs,

  • J’ai aussi appris que les vins qui ont un plus fort % d’alcool ont eu une fermentation interrompue par un produit ajouté, le dioxyde de soufre (sulfite): - Le sulfite est associé aux maux de tête et aux réactions cutanée. - Il est utilisé pour contrôlé la fermentation qui pourrait survenir avant la mise en bouteille et pour aussi tuer les microbes. - Il bloque également l’expression aromatique du vin.

  • Les vins où la fermentation fut stoppée par l’ajout du dioxyde de soufre contiennent plus de sucres, puisque ces derniers n’ont pas été totalement utilisés par les levures naturelles du raisin. Le sucre donne le goût caramélisé, riche en bouche, plus fort. On aime souvent ce goût, mais ce n’est pas un gage de qualité..

  • J’ai aussi appris qu’il y avait de plus en plus de levures génétiquement modifiées qui étaient utilisées dans les vins: - Les vignerons ont plus de facilité à les utiliser et elles sont plus prévisibles que les levures naturelles du raisin, - Ils ont moins besoin de contrôler la température de fermentation, -Cela évite les fermentations spontanées qui peuvent changer le goût d’une cuvée à une autre. Donc pour un produit qui goûte toujours la même chose, on utilise des produits chimiques et génétiquement modifiés!

  • Saviez-vous qu’il y a encore plus de sulfites dans les vins blancs?


Dans le vin rouge commercial, ce qui donne aussi de gros maux de tête, c’est qu’on augmente le temps de macération des peaux des raisins, des pépins et de la rafle (grappe de vigne) dans le produit. Il y aura donc plus de TANINS, ce qui rend le vin plus foncé! Le bon vieux cabernet Sauvignon Américain très foncé...

  • Les tanins augmentent notre réponse en histamines, ce qui causera mal de tête, flushing et nez qui coule...

Aux USA, le vin est le seul aliment qui n’a pas besoin d’étiquette sur les valeurs nutritives et ingrédients (food label).


Les vignobles commerciaux produisent des raisins avec moins d’anti-oxydants puisqu’il est de coutume d’arroser et d’irriguer les vignes (ce qui n’est pas permis en Europe en autre).

  • L’arrosage aide le raisin à pousser plus vite, mais ils auront moins de polyphénols (les fameux resvératrols) puisqu’ils seront en quelque sorte dilués,

  • Les procédés d’arrosage diluent aussi les minéraux et les nutriments à la surface du sol. Habituellement, les minis racines des vignes travaillent fort pour aller chercher ces molécules et cela donne aux raisins du caractère.

Hey, bon mardi matin les amateurs de vin!


De ce que j’ai lu, nous pouvons grandement améliorer notre cause en choisissant un vin approuvé biologique.


Malheureusement, aucun vin des USA ne correspond aux exigences biologiques... ils ont toujours trop de sucre et un taux trop élevé en alcool. Faisons notre deuil de la Californie!


Voici les avantages des vins naturels et biologiques:

  • Ils sont cultivés de façon complètement organiques,

  • Aucune utilisation de produits chimiques ajoutés et aucune culture industrielle,

  • L’écosystème des sols est favorisé et entraîne une meilleure biodiversité: - Les sols contiennent plus de vie souterraine!

  • Les vignerons ont comme philosophie de faire pousser le vin, et non de le fabriquer...

  • Quand les vignes ne sont pas arrosées, les levures naturelles des raisins restent à la surface et lors de la fermentation, c’est un processus entièrement naturel! Les raisins contiennent plus de polyphénols, donc plus de resvératrols!

Les bienfaits des resvératrols:

  • Ce sont de puissants anti-oxydants,

  • Ils diminuent la pression sanguine en relaxant les vaisseaux sanguins,

  • Effet positif sur les gras sanguins, augmentent le bon cholestérol,

  • Augmente l’espérance de vie (chez certains animaux...),

  • Protègent le cerveau (anti-oxydant et anti-inflammatoire)

  • Augmentent la sensibilité à l’insuline (ce qui est tout le contraire de la résistance à l’insuline...) ce qui prévient les dommages causés par le diabète,

  • Protègent les cartilages de nos articulations,

  • Pourraient inhiber la croissance des cellules cancéreuses,

MAIS! (vous saviez bien qu’il y aurait un mais...)

Tous ces bienfaits sont possibles si nous consommons des suppléments de resvératrols.

  • Dans le vin, l’alcool vient un peu contrecarrer les bienfaits... d’où l’importance de favoriser une culture naturelle et biologique, qui donnera un vin plus faible en alcool. Pour arriver aux niveaux de resvératrols qui sont concernés dans les études sur des rats, il faudrait boire beaucoup, beaucoup, beaucoup de vin! Il est mieux de considérer l’achat d’un supplément.

La morale de l’histoire, il faut boire du vin pour son goût et pour le plaisir que nous ressentons lorsque nous en consommons à petite dose.


Après la bière et le vin, je vais réfléchir à ce que j’aurais à dire sur les spiritueux...

Bon mardi les amis!

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