• Marie-Claude Déry

Jour 13, le sexe au féminin

Dernière mise à jour : 7 mars 2021



Tel que promis hier, aujourd’hui on va parler de SEXE, mais de sexualité féminine.


Yeux chastes, passez votre tour!


J’espère que vous avez appris et compris tout plein de choses hier, alors on va essayer de poursuivre notre lancée aujourd’hui.


Comme j’ai dit hier, chez les hommes et les femmes, l’alcool à faible quantité stimule notre libido puisque cela nous relaxe et diminue notre inhibition.


Aussi, cet effet à petite dose ferait sentir la femme plus sexy et lui donnerait plus de confiance en elle et en ses capacités à charmer.


Petites informations scientifiques avant d’entrer dans le vif du sujet:


-Les hormones féminines principales sont les œstrogènes et la progestérone.

-La consommation d’alcool chez la femme dépend de la quantité d’œstrogène dans son sang! (Ce qui varie dans son cycle...)

-La femme consommerait donc plus d’alcool dans la phase lutéale.

  • La phase folliculaire est du jour 1 des menstruations jusqu’à l’ovulation.

  • La phase lutéale est de l’ovulation jusqu’aux menstruations.

  • L’œstrogène et la progestérone augmentent dans la phase lutéale.

  • L’augmentation de la consommation d’alcool est seulement prouvée en rapport avec le taux d’œstrogène. Le rapport avec la progestérone n’est pas encore très clair.

Donc, avant de vous rendre dans un party ou de rencontrer quelqu’un dans un bar, sachez à quel jour de votre cycle vous en êtes et fixez-vous un maximum de consommation avant d’y aller, parce que pendant la soirée, vous serez contrôlée par votre œstrogène (on peut se permettre un peu d’humour!)


Autres faits intéressants:

  • Les femmes dont le taux de testostérone est plus élevé auraient tendance à consommer plus d’alcool que les autres.

  • Les femmes qui souffrent du « syndrome prémenstruel dysmorphique » consomment en général plus d’alcool, dû à un mélange de causes physiologiques, psychologiques et sociales (si vous avez des SPM longs et sévères, vous avez peut-être un SPMD...).

  • Les femmes qui ont des règles douloureuses avec des troubles de l’humeur prononcés auront aussi une plus forte consommation d’alcool...


Revenons-en au SEXE!


Selon les études, l’alcool nous fait croire qu’on a plus envie d’avoir une relation sexuelle, mais dans les faits, plus on boit, plus cela nous affecte négativement.

  • Il y aura diminution de la réponse de nos organes génitaux et des signes physiques qui accompagnent généralement l’état d’excitation.

  • Plus on augmente la quantité d'alcool consommée, plus les signes physiques seront retardés. Physiologiquement, il y aura baisse de l’apport sanguin dans la zone génitale et par le fait même, baisse de la lubrification.

  • Cela amène douleur et inconfort lors des relations. Un peu comme chez l’homme, un cycle négatif s’installe si cela arrive souvent: La femme a peur que la relation sexuelle soit moins agréable, donc l’excitation se fait moins au niveau du cerveau et la lubrification en est affectée...ainsi de suite... Ce sont des effets négatifs cognitifs et comportementaux.

  • Il y aura une baisse de l’intensité des orgasmes, ou tout simplement une absence d’orgasme...

Donc les femmes, un petit verre c’est bien pour une soirée un peu sexy et réchauffée, mais gardons en tête que la machinerie fonctionne mieux quand on boit autre chose!

Gardons aussi en tête que nous avons des "cravings" d’alcool après notre ovulation, dans la phase lutéale! En connaissant mieux notre cycle, nous serons meilleures pour prévoir quand il faut racheter du gin sans alcool.


Je ne l’ai pas mentionné hier, mais l’alcool amène une augmentation des relations sexuelles à risque. Les hommes et les femmes ont tendance à avoir des relations non-protégées sous l’influence de l’alcool ++. (Ceci est surtout élevé chez l’homme...). Une chlamydia se soigne avec des antibiotiques, mais une grossesse non-désirée, c’est moins joyeux...


Bon samedi! Donnez signe de vie


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